Un recensement de la population très attendu en ce début 2017

Foucarmont fera partie des communes qui, en ce début 2017, vont devoir recenser leur population.

On le sait, les chiffres sont en baisse aujourd’hui, mais la méthode de recensement mise en place en 2002 a modifié les méthodes de calcul pour les communes modestes : une estimation annuelle basée sur le dernier recensement effectué (2012) est faite chaque année par extrapolation, en utilisant les données fiscales annuelles (Taxe d’habitation).

  • Mais qu’en a-t-il été de la population si l’on remonte l’histoire ?

Avec un passé prestigieux, aujourd’hui (trop) oublié, Foucarmont fut une ville florissante. L’abbaye Cistercienne qui y fut fondée par les Comtes d’Eu au XIIème siècle n’y fut pas étrangère.

A la Renaissance, érigée en principauté par François 1er en faveur de Gaston de Brézé, celui-ci prendra le titre de « Prince de Foucarmont » en 1518.

Foucarmont en 18

Plan d’une partie du bourg de Foucarmont (1830)

Mais son importance diminua ensuite progressivement. Chef-lieu de canton jusqu’en 1800, notre commune sera alors rattachée à Blangy sur Bresle.

  • En 1387, c’est la Guerre de 100 ans, Foucarmont compte alors 230 habitants.

Lorsque Christophe Colomb prépare son expédition pour aller découvrir le « Nouveau Monde », Foucarmont compte alors 414 habitants (en 1491). Pour prendre en considération ces chiffres, il ne faut pas oublier que l’espérance de vie était courte et la mortalité infantile importante.

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Les marchés et foires ont concouru à l’attractivité de Foucarmont

Au XVIIème siècle, Foucarmont comptait 500 âmes : c’était un bourg dynamique avec son marché hebdomadaire, son franc marché mensuel et ses foires de printemps et d’automne.

Mais les maisons faites de bois et couvertes de paille étaient une proie facile pour les flammes et les incendies y faisaient des ravages. Le 8 septembre 1583, déjà, un incendie réduit le bourg « à l’état de misère ». Un nouvel incendie en 1722 réduira la commune en cendres. Cette menace perdurera de nombreuses décennies. Pour tenter d’y remédier un arrêté départemental de 1803 prescrira de couvrir les toits des maisons en tuiles ou en ardoises. On imagine aisément la difficulté d’application de celui-ci en raison de l’impact économique que cela aurait représenté pour les familles et surtout la difficulté de faire supporter un poids autrement plus important à des charpentes très légères. Aussi, seules les maison neuves y seront astreintes.

  • Une nouvelle expansion à partir de 1850.

Vers le milieu du XIXème siècle, la population va augmenter de façon conséquente. Du début du siècle (423 habitants) à la fin (693 habitants), celle-ci va croître de 270 habitants.

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Une partie de Foucarmont, au début des années 60. Les 17 maisons du lotissement du Fond du Buc viennent de sortir de terre.

Il en sera de même jusqu’en 1960 pour dépasser les 900 habitants et atteindre son apogée au début des années 2000 (1 045 habitants). Puis elle amorcera une inexorable diminution depuis, au point d’atteindre 898 habitants en ce début d’année 2017, selon les chiffres officiels de l’INSEE.

Quels chiffres sortiront de ce recensement ? Nul ne peut le dire aujourd’hui. Cette baisse sera-t-elle confirmée ? Ou, à l’inverse, une nouvelle tendance plus favorable va-t-elle se dessiner ?

Les résultats de cette opération nous l’indiqueront de façon claire et précise.

Info : Le recensement se déroulera du 19 janvier au 18 Février 2017

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