Notre Monument aux Morts : son origine

Ce n’est que vers la fin du 19ème siècle, après la défaite de 1870, que la volonté d’honorer la mémoire des hommes morts au combat se précisa.

On inscrivait les noms des héros soit sur une plaque commémorative apposée dans l’église, la mairie, au cimetière ou, parfois, on érigeait un monument sur le lieu des combats.

Mais à l’issue de la première guerre mondiale, dès 1916, les initiatives vont se multiplier, d’abord par le biais d’associations patriotiques, amicales d’anciens combattants ou associations comme « Le souvenir Français », toujours en action aujourd’hui.

Ce désir populaire de rendre hommage aux disparus va être conforté par l’Etat qui, même s’il ne l’oblige pas, va fixer les conditions dans lesquelles une subvention pourrait être attribuée pour sa concrétisation.

Ainsi, de 1920 à 1925, ce n’est pas moins de 16 monuments, stèles plaques qui vont être mis en place par jour dans notre pays.

L’initiative en revient souvent au Conseil Municipal. Une délibération est prise afin de rendre hommage aux enfants de la commune morts pour la Patrie.

Pour plus de commodités et de facilités, le choix du monument s’est fait le plus souvent sur catalogue.

C’est probablement le cas pour Foucarmont, puisque c’est l’artiste sculpteur Henri Charles Pourquet qui est à l’origine de notre « Poilu », ses créations étant largement répandues sur le territoire national.

Henri-Charles Pourquet (1877-1943) fut élève de Louis Barrias et Jules Coutan. Il exposait régulièrement à Paris, au Salon des artistes français. Il devint sociétaire à partir de 1907 et obtint en 1909 une médaille d’or, hors-concours la même année.

Le catalogue était présenté par une fonderie, pour ce qui nous concerne c’est la fonderie de Val d’Osne en Haute Marne, spécialisée en fonte d’art, qui a réalisé notre soldat ; elle avait édité un catalogue spécial en 1921. Spécialisée dans la réalisation de mobilier urbain, la fabrication des monuments aux morts a été sa dernière forte activité.

Le socle a été réalisé par un marbrier local, Guibout, de Bouttencourt.

Témoin du sacrifice de leur vie, nos vingt-trois Poilus ne seront ainsi pas oubliés.

Pour en savoir + : Photoshttp://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article604

GenWebhttp://www.memorialgenweb.org/mobile/fr/resultcommune.php?idsource=11989

Fonderie d’art de Val d’Osnehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Val_d%27Osne

Une réflexion au sujet de « Notre Monument aux Morts : son origine »

  1. Bonjour,

    Compte-tenu de l’intérêt que vous portez à ce sujet, permettez-moi de vous faire connaître la parution récente du seul ouvrage de synthèse actuellement disponible sur le monument aux morts :
    Comprendre le monument aux morts – lieu du souvenir, lieu de mémoire, lieu d’histoire, co-édition DMPA – Editions Codex
    http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/comprendre-le-monument-aux-morts

    Construit sur les acquis récents de la recherche mais destiné à un large public, il répond à la curiosité croissante vis à vis de cet édifice mal connu ou souvent mésestimé.
    Plusieurs recensions en ont souligné les qualités et de très nombreuses sollicitations ont suivi sa publication : conférences, documentaire du CNRS Images à paraître en septembre, contributions sur le site de la Mission du Centenaire, articles ou collaboration au site de l’université de Lille III dédié au recensement des monuments aux morts.
    http://monumentsmorts.univ-lille3.fr/blog/actualite/279/bibliographie-sur-les-monuments-aux-morts/

    Richement illustré, il propose en quelques 130 pages et pour un prix abordable un bon outil de lecture et de redécouverte du monument aux morts.

    Il me semble donc que cet ouvrage peut retenir votre attention.

    Salutations distinguées,

    Franck DAVID

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