Lotissement : diagnostic archéologique en cours

« Le clos du verger » vient de faire l’objet d’un diagnostic archéologique

Certains d’entre vous ont peut-être pensé qu’à la sortie du confinement, le coup d’envoi des travaux d’aménagement du lotissement « Le Clos du Verger » avait été donné. Il n’en est rien. Les terrassements importants réalisés sur les terrains sont en fait la marque de la réalisation d’un diagnostic archéologique réalisé par l’INRAP (Institut National de la Recherche Archéologique Préventive)

Un dignostic pour quoi faire ?

Depuis 2001, une loi impose qu’avant tous travaux d’aménagement (construction d’autoroute, de voie ferrée, aménagement de site industriel ou de zone d’activités, aménagement urbain.. etc.) il soit recherché si le sol, le sous-sol ne présentent pas un intérêt particulier par la présence d’indices qui conduiraient à le fouiller de façon beaucoup plus précise. Et cela, pour protéger le patrimoine historique qu’ils recèlent. Cela permet l’avancée de la connaissance, pour les scientifiques et historiens, qu’ils partagent avec le grand public par des publications, des expositions, des visites sur site y compris pour les scolaires.

C’est ainsi que lors de la construction de l’autoroute A28 en 1997, un cimetière mérovingien fut découverte sur le territoire de Preuseville ainsi qu’un sanctuaire au lieu-dit « Le Mont du Val aux Moines » sur la commune de Fesques : les fouilles y avaient alors révélé la présence de fosses contenant des énigmatiques… paires de pieds !

Plus récemment, avant la réalisation de la Zone d’activités de Callengeville, le diagnostic archéologique a permis de mettre en évidence un établissement rural gaulois et gallo-romain sous la forme d’un enclos délimité par un système de clôture fossoyée.

Quel en est le mode opératoire ?

Des tranchées sont régulièrement creusées sur les terrains concernés, à la pelle mécanique, plus ou moins profondes, selon la nature du sol. Les archéologues présents observent ainsi les modifications qui pourraient apparaître visuellement dans l’organisation du sous-sol (présence de fosses de terre arable dans une strate de calcaire, par exemple, qui pourraient induire une intervention humaine). mais cela peut-être aussi la mise au jour d’anciennes fondations ou encore, plus communément, la présence de fragments de tuiles ou de poteries, d’armes, de monnaie, de bijoux et autres objets en tous genres, témoins de la présence humaine en ces lieux, plus ou moins lointaine sur l’échelle du temps.

Pas d’intérêt particulier pour ce site

Les 2 hectares concernant le projet de lotissement n’ont pas révélé d’intérêt particulier à l’issue des 2 jours de recherche. Les tranchées vont donc être rebouchées et le terrain remis en son état initial dans les jours qui viennent, ce qui devrait permettre à la Municipalité de poursuivre son aménagement.