2008 : le court de tennis municipal baptisé « Jean Moreau »

Court Jean Moreau

Le court « Jean Moreau » ainsi baptisé en reconnaissance du Maire pour son action au service de ce sport.

C’est en 1982, que les amateurs de tennis foucarmontais, une soixantaine à l’époque, pouvaient s’adonner à leur passion sur un court de tennis municipal tout neuf. La Fédération Nationale de Tennis avait alors lancé une opération nommée «5 000 courts» et c’est dans ce cadre que le court actuel avait été mis en place. René Beuvin, alors Maire, avait initié ces travaux, poursuivis par Jean Moreau nouvellement élu à la tête de la commune, début 1983.

Avec le temps, le sol, alors en béton, se dégrada progressivement au point d’envisager une solution de remplacement pour permettre aux sportifs de continuer à exercer leur sport favori dans les meilleures conditions..

Et c’est en 2007 qu’Alain Tillier, ancien Président du Tennis Club, avait monté un projet pour la réfection du court. Nous étions alors à un an du renouvellement de l’équipe municipale et l’équipe de Jean Moreau donna son accord pour engager les travaux de rénovation du sol ; accord confirmé par la nouvelle équipe dirigée par Monique Pinoli dès 2008.

Les travaux de rénovation consistant à recouvrir le sol d’un revêtement synthétique sur sable fin terminés, l’inauguration du court s’est déroulée le matin du dimanche 28 septembre 2008. Le court municipal devenait ainsi le « court Jean-Moreau ».

José Lopez, alors Président, exprimait sa satisfaction et soulignait le soutien sans faille du Maire durant ses mandats, d’où ce juste retour.

La mise en oeuvre de cette installation et sa rénovation est un exemple de l’engagement de Jean Moreau pour les activités sportives et de loisirs, engagement qui se confirmera d’ailleurs par un projet d’envergure : la construction de salle de sports, en 1998. Il engagera toute son énergie pour que ce projet puisse voir le jour : un engagement financier de 3.700.000,00 Francs poussait, légitimement, plusieurs membres de son équipe à s’interroger. Mais ce projet était bien moins coûteux que celui proposé à l’origine : celui de la réalisation d’une salle de sports polyvalente estimée alors à 5 .000.000,00 de Francs ! Ainsi, par sa volonté, par sa patience, par sa force de persuasion et  par la réflexion qu’il a su susciter parmi son équipe, il permit à ce projet de voir le jour. Qui aujourd’hui pourrait le critiquer alors que le planning d’utilisation hebdomadaire en est complet !

Salle de sports

La salle de sports, une autre réalisation de Jean Moreau, installation dont on ne pourrait aujourd’hui se passer à Foucarmont.

Etablissement Bono : deux salariés honorés

Les Etablissements BONO (contraction de BOissons et NOrmandie) à Foucarmont, sont spécialisés dans la distribution de boissons. Cette société fournit 1 500 débits de boissons environ (bars, restaurants…etc.). Elle dispose de deux sites : l’un basé à Oissel et l’autre dans notre commune.

Deux des 30 salariés du site Foucarmontais, Pascal Tasserie et Denis Fossier, étaient mis à l’honneur le 10 février dernier, en début d’après-midi, en présence de Claude Bréhat, Directeur, du Maire de la commune Dominique Vallée et de leurs collègues.

Claude Bréhat, les deux récipiendaires et le maire Dominique Vallée

Claude Bréhat, Pascal Tasserie et Denis Fossier, Dominique Vallée (Photo Paris-Normandie)

Suivant le canal habituel, les diplômes du travail sont reçus en mairie, à charge pour le Maire de les transmettre aux récipiendaires. Mais celui-ci indiqua qu’il ne lui semblait pas satisfaisant de transmettre ces précieux documents par dépôt dans les boîtes à lettres.

Aussi, en accord avec M. Bréhat, il se déplaçait ce jour afin de faire honneur à Pascal Tasserie , récompensé pour 35 ans de service (Echelon Or) et à Denis Fossier pour 40 années passées au service de l’entreprise (Echelon Grand Or) : « C’est votre parcours, votre carrière, votre quotidien depuis 35 et 40 ans, que nous voulons mettre à l’honneur aujourd’hui. Votre engagement, votre conscience professionnelle, votre fidélité, une partie de votre vie ayant été consacrée à la bonne marche de cette entreprise ».

Claude Bréhat annonça que ces diplômes seraient suivis de la remise de médailles lors du barbecue de l’entreprise qui se déroulera à Oissel avant les vacances d’été prochaines.

Un attachement particulier à cette entreprise

Boutefeu Vin savoureux

Le « Boutefeu » produit phare  des  Ets Desjonquères durant de très nombreuses années avec le calvados Norois et la Claireboise

Mais le Maire évoqua son attachement particulier à cette entreprise, à l’origine, les Ets Desjonquères, qui ont successivement pris le nom de « France Boissons », puis « Grandvilloise de Boissons » avant de devenir les Ets Bono.

En effet, ses parents y travaillèrent : son père y est entré en 1936, a participé à la reconstruction des bâtiments après la guerre et y restera une quarantaine d’années. Sa mère y travailla également, aux bureaux, dans les années 40-50.

Mais le plus étonnant, c’est que lui-même, dès 1968, durant les vacances scolaires d’été y travailla, comme job d’été, afin de se faire un peu d’argent de poche, plusieurs années de suite.

Des investissements très conséquents

Dominique Vallée félicita enfin M. Bréhat pour les investissements importants réalisés sur le site de Foucarmont : « La commune, qui est très attentive à son activité économique, a besoin d’entrepreneurs comme vous. Vous créez de la richesse en apportant des emplois à notre territoire et pour nous, élus, c’est une très grande satisfaction ! » concluera-t-il.

C’est maintenant une retraite bien méritée qui se profile pour Denis et Pascal (qui ont commencé à travailler très jeunes), ce qui ne les soucie guère, sûrs de pouvoir gérer cette nouvelle vie, au regard de leurs loisirs préférés et de leurs occupations habituelles.

►Document de 1990 : Une cérémonie en l’honneur de 36 salariés des Etablissements Desjonquères (Le Réveil de Neufchâtel)

Dont Bernadette Fossier, mère de Denis, qui a également travaillé de nombreuses années (tout comme son père, Marcel) dans cette entreprise et que l’on appelait « La dame du téléphone »

Médaillle du travail

Yves Asselin s’en est allé.

Yves Asselin s’en est allé. A nouveau, Foucarmont a perdu l’un de ses enfants.

Né le 9 Février 1927 en notre commune, Yves Asselin y sera si attaché qu’il ne la quittera jamais.

Il y passera son enfance, sa jeunesse. Lorsqu’il avait 20 ans, avec un groupe d’amis, il participait activement aux activités théâtrales et musicales du Club des « Sans-Soucis », redonnant joie et espoir aux populations de Foucarmont et des communes voisines, après la cruelle épreuve de la guerre.

Son union avec Jacqueline, le 14 septembre 1950, ne l’éloignera pas de Foucarmont. De cette union naîtront 2 enfants et 2 petits enfants.

Graineterie Asselin après la guerre

La Graineterie Edouard Asselin, juste après la guerre, au milieu d’un centre bourg fraîchement reconstruit

Son père, Edouard Asselin, boulanger de la rue des Halles, commencera à développer un commerce de grains, en distribuant, de par son activité, le son à quelques familles de la commune, au tout début.

Puis Yves reprendra et développera cette activité en créant des silos afin de l’étendre aux céréales.

Et cette activité de négoce en grains, il la fera prospérer grâce à  son dynamisme et à son sens inné du commerce. Il s’occupait de tout, allant même à la rencontre de ses clients.

Il allait ainsi nouer des relations profondes avec nombre d’entre eux, renforçant l’empathie qu’il avait pour ses semblables.

Car en effet, Yves avait probablement hérité de son père, Edouard Asselin, Boulanger, mais aussi Maire de Foucarmont, de cette propension à se dévouer pour les autres. L’histoire de Foucarmont est d’ailleurs intimement liée à celle de ce nom de famille : Modeste Asselin, Maire de 1848 à 1852 ; Pierre Asselin, Maire de 1874 à 1876 (des aïeuls probablement) et enfin Edouard, son père, Maire de 1945 à 1951.

Yves aurait pu, et d’ailleurs il avait été sollicité pour cela, être lui aussi Maire de notre commune, mais son activité prenante de Commerçant ne le lui permettait pas.

Square Edouard Asselin

Travaux de reconstruction de ce qui allait devenir le « Square Edouard Asselin », au centre du bourg.

Il  exercera cependant les fonctions de Conseiller Municipal, aux côtés de René Beuvin, Maire, de 1953 à 1971, dont les fonctions de 2ème Adjoint de 1959 à 1965. A l’heure de la reconstruction du centre bourg détruit à 80% par le bombardement du 13 février 1944, décisionnaire dans le choix du projet de construction de l’église St Martin, il sera alors un Second Adjoint actif, en s’impliquant dans de multiples commissions communales.

D’un caractère enjoué et généreux il était apprécié de tous, au point d’être brillamment élu à chaque élection municipale.

Parallèlement, il prendra également la Présidence de l’Amicale des Sapeurs-Pompiers et, fervent amateur de football, il exercera pendant de nombreuses années des responsabilités au sein de l’Olympique Foucarmontais, aux côtés de Roland Vaquet.

A l’heure de la retraite, avec Jacqueline, ils ont décidé de rester à Foucarmont, en y faisant construire leur maison et en maintenant les liens profonds d’amitié qui les unissaient à un grand nombre de Foucarmontais ; en les retrouvant régulièrement lors les activités du Club Notre Bon Vieux Temps.

Yves aimait la vie. Elle l’a quitté ce 26 janvier avant l’aube, laissant dans la plus grande peine celle qui, courageusement, est restée à ses côtés jusqu’au bout du chemin : sa chère épouse, si dévouée. Laissant dans la peine ses chers enfants : Patrice et Pascal, Danielle, Mathilde ; ses chers petits-enfants, les membres de sa famille, ses voisins et ses si nombreux amis.

A eux tous, nous renouvelons nos plus sincères condoléances et les assurons de nos pensées les plus proches durant cette épreuve.

Au revoir Yves, personne ne vous oubliera, FOUCARMONT ne vous oubliera pas.

Dominique Vallée

Un recensement de la population très attendu en ce début 2017

Foucarmont fera partie des communes qui, en ce début 2017, vont devoir recenser leur population.

On le sait, les chiffres sont en baisse aujourd’hui, mais la méthode de recensement mise en place en 2002 a modifié les méthodes de calcul pour les communes modestes : une estimation annuelle basée sur le dernier recensement effectué (2012) est faite chaque année par extrapolation, en utilisant les données fiscales annuelles (Taxe d’habitation).

  • Mais qu’en a-t-il été de la population si l’on remonte l’histoire ?

Avec un passé prestigieux, aujourd’hui (trop) oublié, Foucarmont fut une ville florissante. L’abbaye Cistercienne qui y fut fondée par les Comtes d’Eu au XIIème siècle n’y fut pas étrangère.

A la Renaissance, érigée en principauté par François 1er en faveur de Gaston de Brézé, celui-ci prendra le titre de « Prince de Foucarmont » en 1518.

Foucarmont en 18

Plan d’une partie du bourg de Foucarmont (1830)

Mais son importance diminua ensuite progressivement. Chef-lieu de canton jusqu’en 1800, notre commune sera alors rattachée à Blangy sur Bresle.

  • En 1387, c’est la Guerre de 100 ans, Foucarmont compte alors 230 habitants.

Lorsque Christophe Colomb prépare son expédition pour aller découvrir le « Nouveau Monde », Foucarmont compte alors 414 habitants (en 1491). Pour prendre en considération ces chiffres, il ne faut pas oublier que l’espérance de vie était courte et la mortalité infantile importante.

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Les marchés et foires ont concouru à l’attractivité de Foucarmont

Au XVIIème siècle, Foucarmont comptait 500 âmes : c’était un bourg dynamique avec son marché hebdomadaire, son franc marché mensuel et ses foires de printemps et d’automne.

Mais les maisons faites de bois et couvertes de paille étaient une proie facile pour les flammes et les incendies y faisaient des ravages. Le 8 septembre 1583, déjà, un incendie réduit le bourg « à l’état de misère ». Un nouvel incendie en 1722 réduira la commune en cendres. Cette menace perdurera de nombreuses décennies. Pour tenter d’y remédier un arrêté départemental de 1803 prescrira de couvrir les toits des maisons en tuiles ou en ardoises. On imagine aisément la difficulté d’application de celui-ci en raison de l’impact économique que cela aurait représenté pour les familles et surtout la difficulté de faire supporter un poids autrement plus important à des charpentes très légères. Aussi, seules les maison neuves y seront astreintes.

  • Une nouvelle expansion à partir de 1850.

Vers le milieu du XIXème siècle, la population va augmenter de façon conséquente. Du début du siècle (423 habitants) à la fin (693 habitants), celle-ci va croître de 270 habitants.

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Une partie de Foucarmont, au début des années 60. Les 17 maisons du lotissement du Fond du Buc viennent de sortir de terre.

Il en sera de même jusqu’en 1960 pour dépasser les 900 habitants et atteindre son apogée au début des années 2000 (1 045 habitants). Puis elle amorcera une inexorable diminution depuis, au point d’atteindre 898 habitants en ce début d’année 2017, selon les chiffres officiels de l’INSEE.

Quels chiffres sortiront de ce recensement ? Nul ne peut le dire aujourd’hui. Cette baisse sera-t-elle confirmée ? Ou, à l’inverse, une nouvelle tendance plus favorable va-t-elle se dessiner ?

Les résultats de cette opération nous l’indiqueront de façon claire et précise.

Info : Le recensement se déroulera du 19 janvier au 18 Février 2017

Un témoin du passé prestigieux de Foucarmont exposé à Rouen

Elle fait parler d’elle, elle est actuellement la vedette d’une exposition qui se tient au Musée des Antiquités, à Rouen et porte fièrement le nom de notre commune, puisqu’elle est communément nommée « La bible de Foucarmont ».

Propriété du Musée Mathon-Durand de Neufchâtel en Bray, elle a quitté notre ville voisine pour être exposée du 9 Décembre au 19 mars 2017, sur le thème des Trésors Enluminés de Normandie.

Elle figurera en bonne place parmi d’autres ouvrages des périodes médiévale et de la Renaissance.

Qu’appelle-t-on enluminures ?

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« Biblia sacra » de « l’abbatiae de Fulcardimonte »

Il s’agit de dessins de grande qualité et d’une finesse inégalée (pour l’époque) qui ornent soit le début d’un chapitre d’un ouvrage sous formes de miniatures ou de vignettes, ou le début d’un paragraphe par une grande lettre décorative, appelée lettrine… un peu comme dans les livres de contes de notre enfance. Notre bible en comporte environ cent cinquante.

Un incroyable destin

Cet ouvrage en 5 volumes a été écrit en l’abbaye cistercienne de Foucarmont, au Moyen-Âge, au XIIIème siècle exactement. Quatre tomes concernent l’ancien et le nouveau testament. Ils sont aujourd’hui en bon état et sont entourés de la plus grande attention afin de les maintenir dans les conditions optimales.bible-de-labbaye-detail3-blog

On ne sait pas trop comment cette « bible sacrée » s’est retrouvée dans l’ancienne bibliothèque de Neufchâtel en 1791. Il est certain que c’étaient probablement les seuls ouvrages de l’abbaye encore présents à Foucarmont à la Révolution, période de l’histoire fatale pour l’édifice qui sera totalement détruit.

Ce qui est également certain, c’est qu’elle échappa au sort d’autres ouvrages – plus d’une cinquantaine – de l’abbaye de Foucarmont qui furent achetés par Colbert, en 1682, célèbre ministre du roi Louis XIV. Il en fit d’ailleurs de même pour d’autres ouvrages similaires provenant de multiples abbayes cisterciennes normandes. Après sa mort, en 1690, ils passeront entre plusieurs mains avant d’être rachetés par le Roi pour être intégrés à la Bibliothèque Royale, en 1732.

De plus, par miracle, elle sortit indemne des ruines de l’hôtel de ville, dans lequel se trouvaient les collections du musée et de la bibliothèque de Neufchâtel, bombardé le 7 juin 1940 par les Allemands, lors de l’exode.

Les quelques documents épargnés, dont notre bible, furent prudemment mis à l’abri à Niort durant le conflit, et retrouvèrent Neufchâtel à la fin de l’année 1946.

Un chef d’oeuvre de la calligraphiebible-de-labbaye-detail-2

Écrite à la main, en latin, par un ou des moines, à la plume d’oie sur du papier Velin, chaque page est organisée en deux colonnes de largeur égale, entre lesquelles figurent parfois liserés et entrelacs. Le bleu et le rouge en sont les couleurs prédominantes.bible-de-labbaye-detail

De même, un nombre restreint de couleurs agrémente les miniatures et lettrines qui ornent ce précieux ouvrage.

Ce chef d’oeuvre de la calligraphie médiévale retrouvera, au printemps prochain, le musée de Neufchâtel, où vous pourrez l’admirer à loisirs, lorsque toutes les conditions de sa bonne conservation seront réunies.

Alors, si vous passez par Rouen d’ici le 19 mars, ne manquez pas d’aller admirer ce joyau de l’époque médiévale, témoin du passé prestigieux de Foucarmont.

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Chaque page est organisée en 2 colonnes souvent richement ornées de lettrines, liserés ou entrelacs ; certains corps de lettres étant colorés de rouge

Double inauguration à Foucarmont

Avec une météo soudainement clémente, Foucarmont vivait, en cette fin d’après-midi du 23 Mai 2016, à nouveau un moment fort, avec l’inauguration de son ancien lavoir et de la zone humide toute proche, tous deux réhabilités.

Nombreux étaient les élus, personnalités et habitants de la commune à entourer Dominique Vallée, Maire de Foucarmont, Martial Fromentin Président du Bassin DSC_2256Versant de l’Yères et de la Côte, Maire de Saint-Martin le Gaillard et Marie Le Vern, Députée de la 6ème Circonscription et Conseillère Départementale.

Dans un premier temps, la cérémonie prit la forme d’une visite guidée

Avant AprèsAprès avoir présenté un historique des lieux, le détail les travaux réalisés fut présenté à l’assistance.

Le lavoir tout d’abord, qui était déjà existant au tout début du XIXème siècle, si l’on en croit une délibération du Conseil Municipal du 9 nivôse de l’An IX de la République, inscrivant une somme de 40 Francs pour son entretien. Destiné surtout au rinçage du linge, contrairement à ce que l’on croit habituellement, car le linge était lavé à la maison, il avait également une fonction sociale : les lavandières s’y rencontraient et échangeaient les nouvelles, petites ou grandes, de la commune et des environs. Il reste aujourd’hui un but de promenade et un lieu de rencontre.

Les personnes présentes ont pu découvrir la zone humide et ses installations

Les personnes présentes, emmenés par Arnaud Maruite, ont pu découvrir la zone humide et ses installations

La zone humide quant à elle, a été réhabilitée par le bassin Versant en association avec la commune avec pour fonctions la régularisation des ruissellements recueillis du versant Nord-est du lieudit « L’Eclehêtre » mais aussi un véritable « réservoir » de biodiversité pour la faune et la flore. Emmenés par Arnaud Maruite, Technicien-Animateur du Bassin Versant, les personnes présentes ont pu découvrir les installations (platelage, aire d’observation destinée aux enfants des écoles et aux jeunes des collèges et des lycées, abreuvoir au fil de l’eau pour les animaux…) et aussi, au passage, quelques éléments de la faune, caractéristiques de ces lieux.

Coupé de ruban

Sylvie Pinoli, 2ème Adjointe, Dominique Vallée, Marie Le Vern et Martial Fromentin coupent le ruban tenu par deux jeunes Foucarmontaises

Les rubans coupés, vint le moment des discours.

Ce fut tout d’abord au Maire de se féliciter de cette collaboration avec le Bassin Versant : « la vie de notre lavoir sera désormais liée à celle de cette zone humide. Il est de notre devoir à nous les Elus de protéger les populations en prenant les mesures destinées à éviter les inondations, de protéger notre patrimoine culturel, témoin du passé, afin de le transmettre aux futures générations » remerciant au passage l’équipe municipale d’avoir bien compris l’intérêt de ce projet. Il remercia également les entreprises ainsi que le Département pour son aide.

Puis, Martial Fromentin prit à son tour la parole, rappelant les rôles du Bassin Versant : protéger les biens et les populations des ruissellements et inondations, protéger l’eau et la biodiversité, mener des actions pédagogiques envers les jeunes, notamment. « La connaissance de la nature les conduira à l’aimer et à la protéger ». « On voit des communes aller vite : de telles zones sont asséchées, parfois construites avec les problèmes que cela entraîne et puis il y a des communes comme Foucarmont qui prennent le temps et qui vont dans le bon sens… ». Celui-ci remercia également les financeurs : Agence de l’eau, Région…

Une aire d'observation a été aménagée pour les visiteurs et les élèves

Une aire d’observation a été aménagée sur la zone humide pour les visiteurs et les élèves

Enfin, Marie Le Vern, par référence au lavoir et aux lavandières, soulignera combien « la condition féminine s’est améliorée au cours du dernier siècle » car, fort heureusement, on ne voit plus ces femmes contraintes de fournir des efforts insoupçonnés pour mener à bien les lessives du foyer. Elle soulignera également le bénéfice de telles réhabilitations pour le développement de l’attractivité, du tourisme de notre territoire. Elle suggéra par ailleurs, que ce lavoir devienne ponctuellement un lieu d’animation où l’on pourrait par exemple entendre des contes et légendes fantastiques qui s’y rattachent.

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C’est sous le lavoir que l’on partagea le verre de l’amitié

C’est d’ailleurs sur ce point que le Maire concluait en souhaitant que ces lieux soient pris en compte dans un itinéraire de randonnée intercommunal, et soient bouclés avec le hameau de « l’Abbaye », haut de l’histoire du Bourg où subsistent l’ancien moulin et des vestiges du mur d’enceinte de l’édifice détruit à la Révolution.

La cérémonie pédagogique mais tout autant festive, se termina, comme le veut la tradition, par le partage du verre de l’amitié.

René Parmentier : héros de la grande guerre

Cimetière communalSi vous pénétrez dans le cimetière communal, sur votre gauche, dans la seconde allée, vos yeux seront immanquablement attirés par une sépulture, sur le front de laquelle est fixée une plaque émaillée, en bon état malgré l’usure du temps. Outre le portrait de notre héros, encadré par la Médaille Militaire à gauche et la Croix de Guerre à droite, on y lit que ce jeune soldat a reçu 3 citations et qu’il a trouvé la mort au « Bois Le Prêtre » le 10 mai 1915, à l’âge de 22 ans.

René ParmentierIl appartenait au 39 Régiment d’Infanterie – la garnison a longtemps été située à Rouen – régiment qui participa notamment aux opérations de l’Aisne et de l’Artois en 1915 mais aussi en Lorraine.

Bois Le Prêtre

Crédit photo : Centre Image Lorraine

Bois Le prêtre, ce massif forestier situé en Meurthe et Moselle, à quelques kilomètres à l’ouest de Pont à Mousson fut le théâtre de combats meurtriers de 1914 à 1917, on y décomptera près de 7000 morts. Outre l’utilisation de gaz de combat, et de lance-flammes, les lignes adverses étant très rapprochées, les soldats devaient se battre en corps à corps avec l’ennemi. Ce secteur sera libéré par les Américains en septembre 1918.

Cérémonie à Foucarmont - Image d'archives

Cérémonie à Foucarmont – Image d’archives

Enfant de Foucarmont, René Parmentier, comme tant de jeunes, donna sa vie pour un idéal d’honneur, de paix et de liberté. Aussi, nous nous devons aujourd’hui d’honorer la mémoire de ce soldat comme celle de tous ceux qui, comme lui, ont quitté leur famille, leurs parents leur épouse et leur(s) enfant(s) et qui, après avoir vécu l’horreur, ne rentreront jamais au foyer.

C’est ainsi que nous pourrons préserver notre bien le plus précieux : la liberté.

Ne manquez pas de découvrir l’aimable contribution d’une personne ayant visité notre site et que nous remercions chaleureusement, en cliquant sur « Une réponse » ci-dessous ». 

La salle des fêtes nommée « Salle Lucien Boudin »

Ce vendredi 30 octobre 2015 restera gravé dans les mémoires de nombreuses personnes présentes à cette cérémonie.

Dix sept heures trente : Impatientes, de nombreuses personnes sont déjà présentes sur la Place des Cateliers et commencent lentement à se diriger vers la salle des fêtes qui se verra baptisée « Salle Lucien Boudin » durant cet hommage.

Dix-huit heures : un flot continu d’invités pénètre dans la salle et non sans émotion ceux-ci retrouvent, parfois spontanément, des personnes, anciennes ou anciens collègues de travail de l’usine elbé. Moments de retrouvailles intenses durant lesquels chacun essaie de retrouver un sourire, une expression sur chaque visage afin de reconnaître une personne parfois perdue de vue depuis près de quarante ans !

Dominique Vallée entouré des personnalités

De gauche à droite : Monique Pinoli, Jean-Pierre Heusèles, Hubert Parry, Serge Renaudin, Dominique Vallée, Pascale Charbit, Marie Le Vern et Didier Régnier

Parmi eux : Serge Renaudin ancien dirigeant de la Société Gewy, Hubert Parry Directeur Général de l’entreprise Alliance Elaborés ainsi que Jean-Pierre Heusèles, Président du groupe Alliance. Présents également, Marie Le Vern Députée et Didier Régnier, tous deux Conseillers Départementaux du canton d’Eu, Bernard Martel, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Littoral Normand-Picard, Christian Roussel, Président de la Communauté de Communes de Blangy sur Bresle et nombre de Maires et anciens Maires des communes environnantes dont Jean Moreau et Monique Pinoli, anciens Maires de Foucarmont.

Et puis, attendue avec autant d’impatience, c’est au tour de la famille de « Lucien » (c’est ainsi que tous les intervenants le nommeront durant cette soirée) de pénétrer dans la salle Jacqueline Boudin et ses trois enfants Pascale, Jean-Luc et Laurent ainsi que ses petits enfants.

Puis vint le moment des discours.

Ce fut Dominique Vallée, Maire, qui souhaita la bienvenue à tous et retraça l’histoire de Lucien Boudin, cet homme exceptionnel qui, d’un petit atelier artisanal de salaisons de 5 personnes créé après guerre passera à une entreprise prospère de 350 salariés en 1976. Cette entreprise, du nom d’Elbé (des initiales de Lucien Boudin) connaîtra un véritable drame en 1977 : un tapage médiatique autour d’un cas de botulisme attribué à une terrine de pâté sortie de l’usine réduira à néant les efforts de Lucien et de tous ses collaborateurs en quelques semaines. L’entreprise sera reprise par Lockwood Foods pour 18 mois. Puis se seront Gérard et Willy (Gewy) qui reprendront l’affaire et confieront à Serge Renaudin la direction de l’entreprise qui sera rachetée enfin par le Groupe Alliance, celle-ci compte 420 emplois aujourd’hui.

Mais ce qui ressortira de son discours*, ce sont les grandes qualités de l’homme qui méritait d’être reconnu bienfaiteur de la commune et de passer à la postérité par le biais du baptême de cette salle municipale restée sans nom depuis son inauguration en 1964.

Cette cérémonie permettait également de mettre en lumière cette entreprise aujourd’hui prospère, si importante pour la commune mais aussi pour les vallées de l’Yères et de la Bresle.

M. Renaudin et M. Parry s’attacheront à expliquer dans leur intervention de quelle façon la continuité et le développement ont pu être possibles malgré les écueils qu’il a fallu contourner. M. Heusèles et M. Martel s’attacheront également à mettre en relief les qualités de l’homme. Pour sa part, Marie Le Vern soulignera l’équilibre réalisé à Foucarmont entre la Salle René Beuvin, portant le nom d’un Elu (Maire de Foucarmont pendant 20 ans) et cette salle qui, elle, portera le nom d’un Entrepreneur, « juste équilibre entre la démocratie et l’entreprenariat »

Jacqueline Boudin, sa fille Pascale et son fils Jean-Luc vont dévoiler la plaque

Jacqueline Boudin, derrière elle, sa fille Pascale et son fils Jean-Luc vont dévoiler la plaque

Puis vint le moment de dévoiler la plaque inauguratrice placée dans le hall ainsi que la plaque extérieure, qui fut découverte par deux des petits enfants de Lucien. IMG_0111

Au retour dans la salle, une surprise attendait l’assistance : une vidéo d’époque, conservée par Eric Messier, a permis de revivre avec émotion, durant quelques minutes, le quotidien de l’usine elbé.Plaque

Enfin, Mme Boudin prit la parole afin de remercier la Municipalité, tous les acteurs de ce moment inoubliable pour elle-même et sa famille, toutes les personnes présentes avant de tous se retrouver devant le verre de l’amitié.

Retrouvez ici l’intégralité du discours de Dominique Vallée, Maire : 

Discours du Maire_ Hommage à Lucien Boudin

La chapelle de Ronchamp : la « petite sœur » de notre église

Mise en valeur par une émission télé programmée cet été,   « Le monument préféré des Français » sur France 2,  bon nombre de Foucarmontais vont découvrir cette merveilleuse petite chapelle qui a, n’en doutons pas, inspiré l’architecte qui a conçu notre église : Othello Zavaronni.images

Ce petit édifice, la chapelle Notre Dame du Haut, situé à Ronchamp (Haute-Saône), a été conçu par « Le Corbusier ». Construite entre 1950 et 1955, elle semble tout droit sortie d’un tableau de Vincent Van Gogh. Elle présente de nombreuses similitudes avec  notre église Saint-Martin qui, elle, a été construite entre 1959 et 1964.

Dans l’utilisation des matériaux d’abord : béton omniprésent, bois pour le mobilier intérieur et verre bien sûr pour les vitraux.La chapelle de Ronchamp

Mais si l’on compare les toitures, de type terrasses ouvertes vers le ciel telle « une carapace de crabe », la ressemblance est évidente. Le clocher lui-même, bien que fermé, se présente en forme de diapason.

A l’intérieur de la chapelle, on est frappé par cette même volonté de faire pénétrer la lumière en employant la technique du claustra : les vitraux sont incrustés en fond d’ouverture de style meurtrière pour une diffusion harmonieuse de la lumière.images (2)

Rappelons qu’il en est de l’architecture comme pour beaucoup d’autres domaines : les phénomènes de modes guident les créateurs, même dans la conception des édifices.

L’église St Martin de Foucarmont,de nuit  : formes rondes opposées aux façades planes, toiture en terrasse, ouverte…

Eglise St MArtin Façade NE

Ces effets décoratifs de béton remarquables sont ils le fruit du hasard ? Remarquez les ouvertures semblables à celles de la chapelle Notre Dame du Haut et enfin l’opposition entre le béton brut, froid et la chaleur du bois exotique employé pour le mobilier.

C’est ce qui explique cette ressemblance bien que, chacun présente des caractéristiques bien particulières ;  les murs de notre église, par exemple, n’ayant pas été recouverts de chaux, comme c’est le cas de la chapelle de Ronchamp, mais laissés à l’état brut avec des effets décoratifs obtenus par une technique encore bien mystérieuse aujourd’hui.

Ne ratez donc pas cette émission et pensez à voter pour élire votre monument préféré !

Pour en savoir plus :

Le site officiel : http://www.collinenotredameduhaut.com/

Le site de France 2 : http://www.france2.fr/emissions/le-monument-prefere-des-francais

Fontaine St Martin : cette tour qui intrigue

Située près du lavoir, au lieu-dit la « fontaine Saint-Martin », elle intrigue beaucoup.  Mais quelle pouvait être la fonction de cette curieuse tour implantée à proximité du lavoir ? Une question que bon nombre de personnes qui la découvrent pour la première fois se posent.

Pas les Foucarmontais, bien sûr, qui ont, de par la mémoire collective, entendu parler de cette curieuse construction toute en bois de sapin.Lavoir (11)

Il s’agit d’une tour de séchage. A la suite d’un incendie, ou d’une manœuvre, nos sapeurs-pompiers  y accrochaient les tuyaux afin de les y faire sécher, ceux-ci étant alors composés de fibres végétales.

Tour 2Mais ce n’est pas tout. Construite sur décision du Conseil Municipal en 1946, elle devait permettre à nos valeureux et dévoués pompiers de faire … de la gymnastique.

Probablement en montant-descendant les échelles intérieures mais aussi, peut-être, par l’utilisation d’une corde lisse suspendue en son centre.

Elle avait donc une double fonction. Pour preuve, cette délibération du Conseil Municipal en date du 5 Juin 1946 :

« L’an 1946, le mercredi 5 Juin à 17 heures, le conseil municipal s’est réuni à la mairie en session extraordinaire de Juin, sur la convocation et sous la présidence de M. Asselin Edouard Maire.

Etaient présents : MM. Asselin, Michel, Beuvin, Desjonquères, Guérard, Fossier, Bouteiller, Cadot et Mme Prudhomme.    Absents excusés : MM. Bresson, Venambre et Petit.

Le principe de la construction d’un portique pour exercice de la Cie de sapeurs-pompiers est adopté. Ce portique pouvant servir en même temps de séchoir pour les tuyaux. On soumissionnera des sapins pour l’édification des montants et M. Lancelevée, Charpentier à Foucarmont à qui l’on demandera un devis, sera chargé de la construction. »

Aucune mention du lieu d’édification. Une photo prise lors de la reconstruction du bourg, après la fin de la guerre (rappelons que c’est le bombardement meurtrier du 13 février 1944 qui souffla le centre de la commune), nous laisse entrevoir cette tour, alors implantée sur la place des Cateliers.

Au fond à gauche, la tour

A droite la Rue Douce, à gauche la rue des halles, la tour en arrière plan, sur le terrain de l’actuelle église

On peut donc imaginer aisément que, lorsque la décision fut prise de reconstruire l’église et l’îlot administratif (au milieu des années 50), pour libérer le terrain, on ait dû procéder à son déplacement et la transférer là où elle se trouve encore aujourd’hui.

Voilà donc, l’histoire de cette tour, d’apparence curieuse, certes, mais qui n’est pas la seule sur notre territoire proche, la commune de Londinières ayant toujours elle-aussi, une construction similaire et qui avait les même fonctionnalités.

Première étape dans la rénovation du lavoir.

Lavoir couleur Eric Messier

Le lavoir au début du siècle dernier (Coll. Eric Messier)

Lavoir (13)La presse s’en est fait largement écho : notre lavoir, situé au lieu-dit « La fontaine Saint Martin » sera bientôt rénové. Foucarmont fait partie des rares communes du canton à posséder encore son lavoir. Cet élément du patrimoine, témoin du passé est, pour le Conseil Municipal et son Maire, Dominique Vallée, une richesse à mettre en valeur. Pour la commune elle-même bien sûr, mais aussi pour le territoire plus ou moins proche, plus largement.

Dessin architecte

Le projet retenu par le Conseil Municipal

En effet, dans le cadre d’un développement du tourisme à l’échelle du Pays et du canton, celui-ci sera rénové et mis en valeur dans les mois à venir. Globalement en bon état, sa toiture sera refaite entièrement, comme à l’origine, en ardoises. Le clin, sur les trois côtés, sera déposé au profit de la mise en place de murets bas ; le sol sera lui aussi rénové en béton désactivé dans lequel seront incluses des motifs composés de pavés de grès.

Tel est le souhait du Conseil Municipal qui a, pour ces travaux, sollicité diverses aides.

Ce projet est à rapprocher de la mise en valeur de la zone humide toute proche acquise par le Bassin Versant de l’Yères. La commune participera également à sa mise en valeur, par la mise en place d’un platelage, de panneaux didactiques, en vue de développer un rôle pédagogique à ce lieu en invitant les élèves des écoles, des collèges, entre autres, à venir y découvrir la faune et la flore locales.

Pourquoi ne pas inclure ce lieu, ainsi que l’église atypique de notre bourg dans une boucle de randonnée ? C’est le souhait formulé par M. le Maire d’autant plus qu’il serait possible de la prolonger vers l’Abbaye, lieu-dit hautement historique de la commune, où au XIIème siècle, les Comptes d’EU édifièrent une abbaye, détruite à la Révolution. Il y subsiste une partie du mur d’enceinte et surtout le moulin, superbement restauré.

L'abattage des arbres vieillissant en cours

L’abattage des arbres vieillissant en cours

Pour l’heure, et c’est un passage obligé, il fallait abattre les peupliers sénescents qui apportaient fraîcheur et ombre aux promeneurs par les chaudes journées d’été. Il en allait de leur sécurité ainsi que de la préservation de l’édifice.

Mais que l’on se rassure, la vingtaine de peupliers disparue sera vite remplacée par des essences plus adaptées au site (aulnes, saules….) qui lui redonneront tout le charme que nous lui connaissions.

Ce qu’en dit la presse :

Le Courrier Picard (02/01/2015)Lavoir Courrier Picard 02 01 2014

Le pont de l’Yères : deux siècles d’existence !

Pont de l'Yères AvantVous l’avez sans doute remarqué : le pont de l’Yères, il y a quelques semaines, a fait l’objet de travaux de rénovation. C’est sur l’initiative du Département que ceux-ci, visant à assurer l’entière sécurité du lieu, ont transformé sa partie amont. Il est en effet situé sur une route Départementale, la D928, venant de Neufchâtel en Bray.

Pont de l'Yères

Le « nouveau » pont

La pose d’un garde-corps moderne est venue remplacer l’ancien, constitué de pierres et de tubes.

Ce pont est omniprésent sur les cartes postales anciennes ou photos que l’on peut couramment admirer en quelques occasions : livres historiques, expositions ou célébrations diverses…

Les registres des délibérations du Conseil Municipal constituent une source précieuse sur l’histoire de notre commune. Pour preuve celle-ci, en date du 16 Janvier 1820, demandant la construction de ce pont pour les motifs que découvrirez à sa lecture :

« Un membre a observé qu’il seroit très urgent de faire des représentations à l’autorité supérieure pour solliciter la construction d’un pont sur la rivière d’Yères à l’entrée de ce bourg pour servir de communication à la grande route de Rouen à St Omer ; que cette rivière d’Yères ramène les inconvénient qui existe depuis longtemps, celui de ne pouvoir traverser la rivière avec des voitures et des chevaux sans s’exposer à de grands dangers en entrant et en sortant de la rivière ; les glaces qui si trouvent de puis plus d’un mois en rendent l’accès impossible, on ne peut sans témérité et sans s’exposer à périr les hommes et les chevaux ; qu’il ÿ est déjà arrivé de grands accidents mais que de puis la gelée, plusieurs chevaux ont eu la cuisse cassé, d’autres ont été grièvement blessés ainsi que les conducteurs ; des voituriée plus prudent sont obligé de rester à grand frais à l’auberge pour attendre un temps plus favorable ; que par les circonstances, les communications et le commerce se trouvent intercepté.

Le conseil aÿant reconnu la vérité des faits exposée et la nécessité de la construction d’un pont qui est vivement désirée de puis bien des années, arrête :

  • 1er: M. le préfet est supplier de donner des ordres pour la construction d’un pont sur la rivière d’Yères afin de faciliter les communications de la grande route de Rouen à St Omer à l’entrée de ce bourg.
  • 2 : M. le maire est chargé d’adresser copie du présent à l’autorité supérieure et d’en solliciter l’exécution.

A Foucarmont en séance les jours et ans susdits.

Signé : Rimbert, Delille, Asselin, Miquignon, Gillet, Boucher, Parisy, Barré. »

Rue du  pont

Le pont de l’Yères au début du XXème siècle

Notre pont a bel et bien deux siècles ! Passant aujourd’hui presque inaperçu et dont l’utilité ne nous apparaît plus au quotidien, il a probablement révolutionné, en son temps, les habitudes des habitants de notre commune qui, notons-le au passage, connaissaient des hivers d’une rudesse aujourd’hui méconnue.